Le bilan du tsunami s'alourdit à 227 000 morts
Près d'un mois après le tsunami du 26 décembre, l'Asie compte encore ses morts. Des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues et des cadavres continuent d'être retirés des décombres.
Le bilan s'est encore aggravé hier au nord de l'île indonésienne de Sumatra. Au moins, 173 981 personnes y ont trouvé la mort, principalement dans la province d'Aceh. Au Sri Lanka, le deuxième pays le plus touché, près de 31 000 personnes ont été emportées. L'Inde voisine compte plus de 10 000 morts. Le bilan officiel en Thaïlande a été porté à 5 374 décès. Dans l'ensemble des pays touchés par le cataclysme, on comptabilise aujourd'hui plus de 227 000 morts. Le nombre de touristes européens manquants ou disparus avoisine encore les 3 000.
Le Figaro.
Dans toutes ces régions sinistrées, la phase d'urgence humanitaire arrive à terme, justifiant le départ des soldats étrangers.
Les forces indonésiennes ont, quant à elles, annoncé cesser leurs attaques contre les rebelles séparatistes d'Aceh, afin que le gouvernement puisse discuter de la paix.
L'heure est à la reconstruction, grâce à une mobilisation internationale sans précédent : quelque 12 milliards de dollars ont été promis. Dans ce palmarès de la générosité, publique et privée, arrivent en tête l'Allemagne (1,1 milliard de dollars), l'Australie (878,3 millions de dollars), les Etats-Unis (700 millions de dollars), la France (590,3 millions de dollars), puis le Japon, le Canada et les Pays-Bas.
Parmi les organisations financières internationales, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont promis chacun un milliard de dollars. Mais c'est la générosité non étatique qui a été la plus surprenante. Dans pratiquement tous les pays du monde, une formidable mobilisation a permis de collecter près de 2,4 milliards de dollars.
La communauté internationale a également répondu à l'unisson à la demande de mise en place d'un système d'alerte au tsunami dans l'océan Indien, mais il s'agit maintenant de coordonner les efforts concurrents des donateurs. Les Nations unies ont été chargées cette semaine, lors la conférence mondiale sur la prévention des catastrophes à Kobé, au Japon, de superviser la constitution de ce système afin d'éviter une compétition dommageable entre les différentes propositions de technologies.
L'objectif est de mettre en place un système permanent similaire dans l'océan Indien, en 12 ou 18 mois, qui devrait coûter entre 30 et 50 millions d'euros. L'ensemble de la planète devrait être couverte par de tels réseaux régionaux en 2007.









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